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TOGO: Panique à bord : Des communiqués creux vont-ils sauver la situation ?

Cette semaine qui s’achève est certainement celle au cours de laquelle le gouvernement togolais a le plus communiqué durant le second mandat de Faure Gnassingbé et peut-être bien plus.
A la place d’un mutisme légendaire qu’on lui connait, il a fait montre cette fois-ci d’une volonté de prendre le dessus de la situation qui est en train de lui échapper par des communiqués qui, cependant sont pour la plupart creux et n’apportant rien à la résolution de la crise.
Il est à déplorer qu’on en arrive là avant de voir ce gouvernement autiste s’exprimer et communiquer.
Qu’est-ce qui est la base de ce regain de communication ?
La grogne sociale qui prend de l’ampleur au fil des jours.
Dès le début de la grève lancée par la Synergie, mercredi, dans la soirée, le gouvernement est monté au créneau pour dénoncer des manipulations dont seraient l’objet les manifestants de la part des enseignants en grève et a appelé au calme. Enfin, le gouvernement a rappelé aux élèves les risques qu’ils courent en manifestant dans les rues. Peine perdue cet appel ne sera pas suivi.
Le lendemain, la déferlante scolaire a été plus importante dans les rues. Après avoir pris la poudre d’escampette à l’arrivée des élèves à son ministère, le ministre Solitoki Esso a choisi de s’adresser aux partenaires de l’enseignement dans la soirée.
Dans son adresse, il a surtout appelé les élèves à surseoir à ces manifestations de rue qui sont parfois infiltrés, dit-il.
Si le gouvernement dans sa totalité n’a pas été écouté qu’en sera-t-il d’un individu, un ministre concerné par la crise et qui ne propose rien comme sortie de crise ?
Il fut aussi royalement ignoré par les élèves.
Et comme si cela ne suffisait pas le vendredi, c’est le tour du ministre de la sécurité, le Colonel Yark d’intervenir.
D’un ton menaçant, il a invité les parents d’élèves à prendre « leurs responsabilités » sur les risques et les dangers que courent les élèves laissés à eux-mêmes dans la rue ont pu poser à l’ordre public à leur insu.
Qui parle de responsabilité ici ?
Alors qu’il est de leur responsabilité en tant que gouvernement d’assurer l’éducation des citoyens par leur faute, les enfants sont dans les rues et les voilà qui veulent faire incomber cette responsabilité aux parents. Une façon de se dédouaner eux-mêmes de leur responsabilité.
Et enfin, ce samedi, le gouvernement sort encore un autre communiqué pas tout à fait différent des autres.
En l’espace de quatre jours, quatre communiqués soit une moyenne d’un communiqué par jour. Un record pour ce gouvernement et ce n’est pas prêt de finir. Si le mouvement se poursuit, il est à parier à l’allure où vont les choses que chaque membre du gouvernement sorte un communiqué car la panique est à bord de la barque.
Mais le plus déplorable est que le gouvernement puisse saisir ces moments de communications pour faire des propositions concrètes à la Synergie, mais comme à son habitude il met encore en avant sa politique du dilatoire et de fuite en avant qui risque de se refermer un jour contre lui.
Ces cafouillages et ces sorties sont la preuve que la sérénité a déserté les rangs du gouvernement qui cherche maintenant à négocier avec la Synergie qui il y a quelque jour seulement n’était pas un partenaire de discussion.
La Synergie doit alors saisir ces errements pour ne pas fléchir sur aucun de leurs revendications car si ce gouvernement est capable de sortir plus de 10 milliards de F CFA pour financer des élections bâclées dont les résultats seront contestées sources de violences dans le pays, il est capable de sortir bien plus pour payer les fonctionnaires ceux qui apportent la richesse au pays.
VIA FOCUS INFOS

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« La limitation du mandat présidentiel n’est plus une question juridique
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puisqu’il faut respecter la parole donnée, les accords signés. Il faut
que cet accord soit aujourd’hui respecté puisqu’un accord politique est
au-dessus de la Constitution et des lois de la République»
Jean-Pierre Fabre

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