Le Prof. Léopold Gnininvi s'explique sur son voyage sur Ouaga dans une lettre ouverte

Le lundi 4 avril 2005, sur invitation du Président du Faso, Son Excellence Blaise Compaoré, je me suis rendu à Ouagadougou pour lui faire le point de la situation inquiétante qui se développe au Togo dans cette phase de préparation des élections présidentielles sous l’égide de la CEDEAO.

Il m’a demandé sur place si j’accepterais de rencontrer le candidat du RPT. M. Faure Gnassingbé à Ouagadougou où il était attendu. J’ai accepté, et notre entretien a effectivement porté sur le contexte qui prévaut dans notre pays.

En effet, l’évaluation de l’opération de révision des listes et de distribution simultanée des cartes d’électeurs ne nous semble pas préparer notre pays à connaître une élection présidentielle que nous souhaitons sereine, transparente, permettant à notre pays de sortir enfin de cette crise politique qui dure depuis plusieurs années.

Ma conviction est qu’il est plus qu’urgent que les responsables politiques comprennent que nous ne pouvons pas, de façon consciente, nous engager dans un processus qui finirait par une aggravation des problèmes que nous vivons. C’est la raison pour laquelle, je n’ai pas refusé cette rencontre. L’actualité de ce jour me conforte dans la justesse de cette ligne qui est celle de tous les partis membres de la coalition.

J’ai informé M. Faure Gnassingbé qu’il serait utile qu’il partage notre souhait de procéder à un report de ces élections afin de ramener le calme en vue d’une préparation plus sérieuse. Sa réponse a été négative.

Je lui ai suggéré de rencontrer le candidat de la coalition, M. Akitani Bob afin de discuter avec lui. Ce qu’il a accepté.

Compte rendu a été fait, ce jour, des résultats de cette rencontre à la coalition.

Fait à Lomé, le 7 avril 2005.
Le secrétaire Général
Léopold M. Gnininvi

Publié le 08/04/05


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