"Ensemble pour la démocratie et la souveraineté", plateforme politique réunissant les partisans de Laurent Gbagbo, a été lancée jeudi 20 avril à Abidjan.
Portraits de Laurent Gbagbo affichés aux murs, décorations aux couleurs bleues du Front populaire ivoirien (FPI), morceaux de zouglou dédiés à l’ancien président… Tous les symboles chers aux partisans de la ligne « Gbagbo ou rien » étaient brandis jeudi dans un hôtel du quartier de la Palmeraie pour lancer la nouvelle plateforme politique des fidèles du « woody » de Mama, actuellement jugé par la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye.

Une structure baptisée « Ensemble pour la démocratie et la souveraineté » lancée en présence du « gardien du temple », Aboudramane Sangaré, mais présidée par Georges Armand Ouégnin, ancien secrétaire d’État sous Laurent Gbagbo et frère cadet de l’ancien directeur du protocole de Félix Houphouët-Boigny, Georges François Ouégnin.

Objectif 2020 ?

« Désormais, il faudra compter avec « Ensemble pour la démocratie et la souveraineté » sur l’échiquier politique », a lancé dans une ambiance surchauffée Georges Armand Ouégnin face aux partisans et sympathisants du mouvement, dont l’ancienne ministre Danielle Boni Claverie.

Objectif de la plateforme : obtenir la libération de Laurent et Simone Gbagbo, de Charles Blé Goudé et « de tous les prisonniers politiques », mais aussi se positionner en vue de la présidentielle de 2020. Un changement de stratégie de ceux qui avaient jusqu’à présent choisi de boycotter les dernières échéances électorales, tout en prenant soin de conditionner leur éventuelle participation à la présidentielle de 2020 à « la transparence » du futur scrutin.

Dans une lettre de Laurent Gbagbo lue par Philippe-Henri Dacoury-Tabley, ex-gouverneur de la BCEAO, l’ancien président ivoirien a appelé ses partisans à rejoindre la plateforme : « Nous sortirons vainqueurs de cette épreuve. Ce n’est pas seulement une conviction, c’est une certitude ».

« Nous sommes ouverts au dialogue »

Après un discours sans surprise très critique envers la politique d’Alassane Ouattara, Georges Armand Ouégnin a toutefois tendu la main au pouvoir. « Nous sommes ouverts au dialogue, nous ne voulons pas maintenir cet état de belligérance », a avancé ce chirurgien de formation.

« La porte est ouverte à tous ceux qui se reconnaissent de Laurent Gbagbo », a-t-il ajouté. Y compris Pascal Affi N’Guessan, président de l’autre frange du FPI, en rupture avec celle menée par Aboudramane Sangaré ? « Non », a soufflé un cadre de la nouvelle plateforme, réfutant à l’ancien Premier ministre de Laurent Gbagbo le titre même de président du FPI.

JA


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