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Catégorie : Communiqué / Declaration

Ce 19 août 2017, pour réclamer le retour à la constitution de 1992, les togolaises et togolais, à l’appel du PNP, sont sortis pour marcher pacifiquement.

Mais, le pouvoir aux abois, a fait tirer sur des populations à mains nues.

Autrement dit, une violence d’Etat planifiée a été exécutée comme annoncé pat le Ministre de la sécurité, alors qu’il est censé assurer la protection des marcheurs. Cette violence déclencha la colère de la population, notamment à Sokodé, où on déplore des morts ; des blessés ; des personnes arrêtées.

La CDPA s’incline devant la mémoire des personnes tuées et présente ses condoléances aux familles en deuil. Pour elle c’est le chef d’Etat qui est responsable de cette situation, car il ne dit et ne fait rien de tangibles pour punir des faits similaires ayant précédé cette dernière répression.

Le Togo est toujours en crise et avec une situation explosive qui ne cesse de s’amplifier depuis quelques jours. Dans ce contexte politique historique, il est illusoire de croire qu’un parti à lui seul peut faire face à ce régime cinquantenaire porté à bout de bras par des officiers de notre armée. A la CDPA, nous l’avons compris et c’est notre crédo depuis 1992, que nous avons résumé dans l’appel de Tchékpo « démocratie d’abord, multipartisme après ».

Ayons aussi le courage de reconnaître et de dire que nos égos ont trop souvent pris le pas sur l’intérêt commun et c’est là une des sources de nos échecs. Aujourd’hui le constat est clair : nos petites ambitions sont des freins au salut du Togo. Nous devons réagir et vite, avant qu’il ne soit trop tard.

 Concrètement, nous devons vite fédérer nos énergies et initiatives : c’est un passage obligé, sinon c’est un suicide collectif qui nous attend. Pour la CDPA, c’est le moment ou jamais d’opérer, mais dans la clarté, la jonction entre toutes les forces démocratiques, pour faire face à ce régime cinquantenaire dont la gouvernance n’apporte que pauvreté, précarité, dénuement et violation constante de droits humains fondamentaux.

Il est temps de se remobiliser de Djankassé à Cinkassé.

Il est temps que les partis politiques sans calcul s’entendent sur un minimum pour la remobilisation générale.  

Il est temps que la société civile joue elle sa partition, qui est de mobiliser pour l’alternance au-delà des chapelles politiques.

Il est temps que les médias encouragent plutôt toutes les synergies positives des forces vraiment démocratiques et arrêtent de monter en tête d’épingle la moindre dissension en leur au sein.

Il est temps que la population surmonte sa peur légitime après cette répression farouche et qu’elle se prépare à se mettre en rang de bataille pour dire : ce président là, ce système cinquantenaire là, il faut qu’ils partent et ils partiront.

Oui, il faut ouvrir les yeux maintenant avant qu’il ne soit trop tard. Il faut définir vite, très vite une plateforme d’entente minimale pour la mobilisation générale du peuple.

La CDPA en concert au sein de CAP 2015 va s’y employer.

Au total, 50 ans après notre accession à la souveraineté internationale, la situation chaotique de notre pays interpelle tout le monde et particulièrement les formations politiques. Elle interpelle toutes les filles et tous les fils de notre pays. De gros nuages sont à l’horizon. Il ne serait pas raisonnable d’attendre l’orage avant de chercher refuge. Evitons à notre peuple ce qui peut s’apparenter à un suicide collectif.  Des initiatives hardies sont désormais prises il faut les consolider.

Nous sommes condamnés à vaincre ensemble, ou…

Fait à Atakpamé le 20 août 2017

 

Secrétaire générale de la CDPA

Kafui  Brigitte ADJAMAGBO JOHNSON

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