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CAM/CM2010: Match Togo-Gabon du 14 novembre : Sous l’impulsion de la Fédération pacotille de Rock, Faure Gnassingbé prépare le chaos PDF Imprimer Envoyer
Écrit par La redaction   
Jeudi, 12 Novembre 2009 07:50

Les différents  stades africains vont retrouver leur ferveur habituelle le week-end prochain pour la 6eme et dernière journée du 3eme  et dernier tour des éliminatoires CAN-Mondial 2010. Si certains pays comme le Ghana, le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Mali… sont déjà fixés sur leur sort, ce n’est malheureusement pas le cas pour bon nombre dont le Togo. Pour cette ultime journée de distribution des tickets pour les banquets Angolais et Sud-africain, le suspens est entier dans le groupe 1 que le Togo partage avec le Maroc, le Cameroun et le Gabon. Ainsi, le samedi 14 novembre sur le coup de 15h T.U, le Togo a rendez-vous avec l’histoire dans le face à face qui l’oppose au Gabon. Pour avoir lourdement coulé (3-0) la journée précédente devant le Cameroun, le Togo s’est compliqué seul la situation et se doit de battre les Gabonais les yeux fermés pour se sortir d’affaire. La situation actuelle de ce groupe 1 met le Cameroun en pôle position avec 10 points suivi du Gabon 9 points, le Togo 5 points et le Maroc 3 points.


Si le Togo et le Maroc s’invertissent à leur corps défendant pour arracher le dernier billet en jeu pour la CAN, Gabonais et Camerounais vont se livrer un duel à distance (Lomé-Fez) pour s’octroyer le seul sésame disponible pour le pays de Nelson Mandela. Le décor étant ainsi planté, chaque sélection scrute le ciel, fourbit les armes et croit fermement en ses chances et potentialités pour s’inviter au gotha du foot africain et mondial.

Mais comme une malédiction, à l’approche de ce rendez-vous ô combien capital et vital, le Togo gargarise les préparatifs et multiplie les cafouillages au point d’obliger les supporteurs à ne plus croire au regretté Brigadier Zimba qui déconseille sérieusement le cœur au pessimisme. « Le pessimisme est la mère de la résignation et toute résignation est l’ennemi du progrès », aimait-il à dire. A six jours de ce match fatidique, le public est assez pessimiste et dubitatif du sort à lui réserver par les Gabonais le samedi. Et c’est avec raison

La liste des joueurs convoqués inquiète
La liste des 22 joueurs rendue publique le 03 novembre dernier n’inspire aucune confiance. Avec les absences de Nibombé Daré et Obilalé Kodjovi suspendus pour accumulation de carton jaune, Olufadé Adékanmi blessé, le staff technique « businesseur » s’est permis de se passer de Kader Coubadja, Sénaya Junior et surtout de Dossevi Thomas jugé « trop vieux » par l’entraîneur adjoint, Tchanilé Bana. En lieu et place, on retrouve Tchagouni Baba, Oukpedjo Abdourahamane, Tchao Kokou et autre Zangaba Abass. Comme pour enfoncer le clou, le goal de Istres (ligue 2 française) décline l’invitation et met le public sous anesthésie. Agassa Kossi absent, les Eperviers doivent affronter les Panthères avec des gardiens tout risque. De Tchagouni Baba, 3e gardien de Dijon (L2 France) à Oukpedjo Abdourahamane de US Koroki de Tchamba en passant par Tchao Kokou d’Asko de Kara qui a d’ailleurs pris 5-1 devant la sélection de Bahrein en amical vendredi 06 novembre dernier, le public se doit de retenir son souffre. Il n’y a qu’une surdose de motivation transcendantale du Capitaine Adébayor et les siens pour délivrer les inconditionnels des Eperviers. Pour ce faire, Maman Gafar, les frères Ayité, Serge Gakpé, Alaixys Romao et autre Amewou Komlan doivent faire les 90 minutes sans réserves et avec leurs tripes.

Toute cette bérézina est la faute à un staff technique où règne la cupidité à outrance et l’affairisme à tout rompre. Autour de Tchanilé Souradji Bana, le chef  de file des affairistes, gravitent certains agents de joueurs piètres et véreux et incompétents qui activent leurs réseaux pour positionner des joueurs inconnus. Tout ceci avec la passivité déroutante du président  de la Fédération Rock Gnassingbé qui, de surcroît, ajoute ses ingrédients au désordre. A preuve, selon les informations, ce serait lui qui aurait donné l’ordre pour que le nom de Dossevi Thomas soit rayé  de la liste des curieux 28 du départ. Principale raison évoquée, l’attaquant du FC Nantes aurait tenu des propos durs avant de claquer la porte pour le match amical Japon-Togo du 14 octobre dernier.

En face des gens aussi insouciants et inconscients, dotés d’une extrême capacité de nuisance du football togolais, il y a évidemment de la place pour le doute quant à la qualification des Eperviers pour Angola 2010. Une prière solennelle est que le Cameroun puisse gagner le Maroc à Fez pour rendre sans effet le résultat de Kégué. C’est malheureusement avec ses calculs d’apothicaire que certains supporter togolais espèrent arriver à Canaan. Par-dessus tout, l’Etat togolais s’invite et s’illustre maladroitement dans cette cacophonie.

Agbodjrafo, le site du campement des joueurs
Juste au lendemain de la débâcle de Yaoundé, des voix se sont élevées pour réclamer la mise en place d’un comité ad hoc pour mieux préparer et organiser cette dernière rencontre de baroud d’honneur. Mais que de silence caverneux ! A la dernière minute, de sources proches des ministères des Sports et des Finances rapportent que toutes les dispositions ont été prises pour camper les joueurs à l’Hôtel Le Lac d’Agbodjrafo à 35 km de Lomé. Il se raconte que sur « instruction ferme du chef de l’Etat », c’est la Direction des Matériels au sein du ministère des Finances qui s’occupe de tout : le billet d’avion des joueurs, la réservation de l’Hôtel, les primes du campement et du match des joueurs… Le ministre Tchao des Sports et le président de la FTF Rock  Gnassingbé ne sont appelés que pour venir constater. Faure Gnassingbé  n’a-t-il plus aussi confiance en son ministre Tchao par qui l’argent transitait pour la Fédération ?

Mais il se fait que dans les démarches pour retenir finalement Agbodjrafo pour l’hébergement des joueurs, Faure et son ministre des Finances Ayassor ont confirmé leur amateurisme ambiant en matière de gestion de la sélection nationale de football. Pour un match aussi lourd d’enjeu, le site d’Agbodjrafo est disqualifié pour accueillir les Eperviers. En l’absence d’un terrain d’entraînement sur place, les Eperviers seront obligés de venir deux  fois à Kégué de mercredi à vendredi soit 160 km par jour en véhicule sur les routes aussi cabossées que latéritiques d’Agbodjrafo à Kégué.

Si ce cadre a le mérite d’assurer l’isolement pour la concentration appropriée, Faure et Ayassor ont brillamment négligé beaucoup de paramètres dans leur choix. C’est pour cela d’ailleurs que la mise en place du comité adhoc qui devrait avoir en son sein des gens qui s’y connaissent en matière d’organisation de match s’avère nécessaire. Les pérégrinations Agbodjrafo-Kégué-Agbodjrafo vont simplement pomper les joueurs et leur faire perdre des calories. Pour des joueurs dont la plupart ne jouent pas dans leur club, les risques sont assez grands. Tout ceci n’est que la résultante du Bureau fantoche de Rock Gnassingbé qui a largement montré ses limites et laissé libre cours aux incongruités et cocasseries qui risquent d’être fatales pour les Eperviers.

On comprend dès lors que sous l’impulsion de la Fédération pacotille de Rock, Faure Gnassingbé et Adji Otteh Ayassor exposent leur amateurisme et préparent le chaos. C’est bien dommage qu’après avoir pollué l’atmosphère sur le plan politique, Faure met  les pieds dans les plats des sportifs qu’il conduit inexorablement aussi à la géhenne. Pauvre Togo !
Xavier NONO

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