La FIDH toujours préoccupée des enquêtes sur les violences au Togo

Lomé, (Xinhuanet 26/05/05) - La Commission internationale d'enquête sur les violences qui ont émaillé le scrutin présidentiel du Togo devra être constituée des mécanismes de protection des Nations- Unies, a indiqué mercredi le président de la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), M. Sidiki Kaba, interrogé par BBC sur le sujet.

Cette commission "pourrait tout simplement être constituée par les mécanismes de protection des Nation Unies, notamment les rapporteurs spéciaux et les groupes de travail sur les exécutions sommaires, la détention arbitraire et la violence contre les femmes", a-t-il précisé.

Pour lui, cette commission internationale ainsi constituée aura la "compétence et la qualité" pour faire les enquêtes nécessaires "de manière à clarifier une situation qui est de plus en plus tendue"

M. Kaba relève qu'il y a un "conflit sur la comptabilité macabre"et a alors fait remarquer qu'il est important qu'une commission internationale soit érigée de "manière non seulement à rétablir les chiffres mais à également aussi à situer les responsabilités".

Les chiffres avancés sur le nombre de morts, de blessés et de disparus varient selon les sources que sont le Gouvernement togolais, la Ligue togolaise des droits de l'Homme (LTDH), et le Mouvement togolais de défense des libertés et des droits de l'Homme (MTDLDH), faisant apparaître un désaccord sur la comptabilité même si elles s'accordent sur le fait qu'il y a eu des morts.

Des violences ont éclaté et se sont aggravées après la proclamation le 26 avril des résultats du scrutin, donnant vainqueur le candidat du RPT, Faure Gnassingbé.

Publié le 27/05/05




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