Togo: Le gouvernement d'union difficile à accoucher

LOME, 14 juin (XINHUANET) - Les Togolais savent depuis mercredi dernier que c'est l'opposant modéré Edem Kodjo qui est désormais chef de gouvernement mais s'impatientent de connaître les noms des ministres avec lesquels il va travailler, et ce gouvernement d'union nationale semble difficile à accoucher, de l'avis de plusieurs observateurs de la vie politique togolaise à Lomé.

Des tractations intenses auraient été menées par le premier ministre pour sortir une équipe gouvernementale qui soit le moins contestée possible, à en croire des confidences émanant des proches de la Convergence Patriotique Panafricaine (CPP) que dirige M. Kodjo, mais jusqu'à mardi matin les Togolais vivaient le statu quo.

Du côté de l'opposition on n'a noté aucun assouplissement de position quant au boycott de ce gouvernement.

"Il ne sais pas sur quelle base la CDPA (Convention Démocratique des Peuples Africains) peut entrer dans ce gouvernement", a déclaré à la presse le secrétaire général de ce parti, Léopold Gnininvi qui rejoint ainsi la position de maître Yawovi Agboyibo le leader du Comité d'Action pour le Renouveau ( CAR).

A l'Union des Forces de Changement (UFC), c'est le même "non" assorti du slogan "la lutte doit continuer".

La Coalition des six partis de l'opposition radicale explique sa décision de ne pas prendre part au gouvernement d'union de M. Kodjo, par le fait que ce dernier n'est pas issu d'un consensus, mais surtout par le fait que la partie présidentielle a rejeté en bloc sa plate-forme revendicative d'un certain nombre de garanties qu'elle estime indispensable pour la stabilité d'un tel gouvernement.

Publié le 15/06/05



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