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Combien d’années faudra-t–il encore pour voir détruire nos villes et nos villages ? Dans combien d’années disparaîtront-ils ? Encore combien de temps pour que ces « joyaux » que sont nos villes et nos villages du rivage soient engloutis par les flots de l’Océan ?
Nos villes et nos villages ANEHO, GOUNOUKOPÉ, AGBODRANFO etc…seront-ils l’ATLANTIDE des temps modernes ? Du 21° siècle ? Assisterons-nous à ce drame, insensibles, impuissants, les yeux sur l’horizon, et la mort dans l’âme ?
Laisserons-nous les « cases de nos ancêtres » avec leurs reliques et nos couvents disparaître à jamais ? Notre histoire culturelle et cultuelle liée à cette côte et vieille de plus de deux siècles doit-elle prendre fin si dramatiquement dans 10, 20 ou 30 ans ? NON IMPENSABLE ! Mais voyons, 30 ans ne sont pourtant pas si éloignés que cela ! C’est en fait un battement de paupières !
Lorsque nous entendons et évaluons les diverses études et analyses sur le réchauffement climatique de notre planète TERRE, les grands bouleversements, les sécheresses, la montée des eaux par-ci, par-là, les tempêtes à répétitions, les TSUNAMIS qui se multiplient par « scissiparité » dirons-nous, à une très grande vitesse et qui non contents de braver la gent humaine ravagent tout sur leur passage, les aquilons qui naissent on ne sait comment, force nous est de constater le risque de la disparition probablement prochaine de nos cités côtières du TOGO : ANEHO, GOUNOUKOPÉ, AGBODRANFO etc…
La construction de notre Port autonome en eau profonde aurait dû faire penser aux précautions à prendre pour nous préserver et sauver nos villes et nos villages, mais NENNI ! Nous subissons aujourd’hui en prime les conséquences de cette imprévoyance. Ce n’est point affabulation de dire que déjà, naturellement, nos villes et nos villages sont en dessous du niveau de la mer ! L’hypothèse appuyée de la disparition imminente de nos villes et de nos villages côtiers ne doit pas faire sourire car, qu’on l’admette ou non, c’est une réalité qui augure un drame apocalyptique pour notre pays le TOGO. C’est bien une vision réellement pressante, oppressante, alarmante et inquiétante au plus haut point, de quoi affoler les gouvernants de n’importe quel pays de la planète.
Devons-nous nous résigner à l’idée saugrenue d’aller Re-créer un ANEHO, un GOUNOUKOPÉ, un AGBODRANFO ailleurs, à la place de nos plantations ? Un ailleurs qui au demeurant n’existe pas sinon dans l’imaginaire de ceux qui évaluent très imparfaitement ou pas du tout la réalité de l’histoire humaine ! Ni fabulation, ni fantasme ! RIEN d’autre que la RÉALITÉ galopante ! Au secours ... !
Nous connaissions nos plages pour y avoir joué enfant, adolescent et nous voyions la mer bien éloignée de la côte ! Aujourd’hui, cette même mer, cet océan nous a pris près de 30 à 40 km sans rien exagérer. La mer est sous nos murs, à 20 m, 15m, 10 m ! Certaines maisons et cathédrale ont hélas connu les caresses insidieuses et persistantes de l’océan qui ne cesse de nous défier !
Comment faut-il comprendre que Rien ou rien de signifiant n’ait été fait jusqu’à ce jour ? Et pourtant nous sommes convaincus que le TOGO a les moyens pécuniaires et tous les autres pour résoudre une fois pour toutes ou tout au moins DURABLEMENT ce problème, ce DRAME annoncé et prévisible depuis longtemps maintenant. Nous n’avons pas de réponse à cette question !
Devons-nous nous laisser berner et nous bercer du fatalisme outrageant de ceux qui pensent que c’est le destin et que ce drame ne nous frappera pas car cela n’arrive qu’aux autres ? Il est plus que temps de RÉAGIR et d’AGIR par nous-mêmes ! Nous enfants (filles et garçons) de la COTE : ANEHO, GOUNOUKOPÉ, AGBODRANFO et des autres villages, nous sommes très nombreux de par le monde et tous concernés.
NOUS PROPOSONS DE SAUVER LE RIVAGE ET NOUS SAUVER NOUS- MEMES.
Pour ce faire, voici quelques propositions non exhaustives :
1) La création d’un Comité pour sauver notre rivage dénommé : « SAUVONS notre rivage et sauvons-nous ». Ce comité ne sera pas limité dans sa composition. Il pourra aisément se transformer en une ONG (organisation non gouvernementale).
2) Ce comité sera placé sous la bienveillante autorité d’une personnalité reconnue, ayant la confiance totale et sans réserve de tous, et ayant fait ses preuves.
3) Notre choix se porte sans aucune hésitation sur sa majesté TOGBE AHUAWOTO SAVADO ZANKLI LAWSON VIII.
4) Homme d’honneur intègre, loyal et honnête avec une probité intellectuelle. Sa relative jeunesse, son dynamisme et son passé de cadre enseignant pédagogue plaident en sa faveur. Il est tout indiqué pour coordonner en tant que président de ce comité toutes les idées novatrices, les dons, les fonds etc… et les futurs travaux de la Côte.
4) Ouverture d’un compte épargne auprès d’un organisme financier (banque de préférence). Le numéro de compte sera communiqué par INTERNET et par tout autre moyen.
5) Instauration d’une inévitable cotisation de la modique somme de cinq (5) euros par mois, soit soixante (60) euros par an, ou plus pour ceux et celles qui le désirent. Cette cotisation s’étalera dans un premier temps sur douze (12) mois. Du mois de juillet 2007 à juillet 2008. Le bilan se fera alors au mois d’août 2008 et sera publié.
6) Si la somme s’avère importante comme nous l’espérons (avec le nombre que nous sommes) alors nous lancerons un APPEL D’OFFRE aux entreprises spécialisées dans la maîtrise de l’art d’apprivoiser l’EAU (la mer).
7) Demander concomitamment les aides de diverses ONG qui sauront apprécier nos propres efforts.
8) Puisque les travaux de cette importance ne peuvent se faire sans le consentement et l’autorisation des pouvoirs togolais, nous demanderons en temps utile leur aval, qui, nous le pensons, ne peut être refusé. CHAQUE CHOSE en son TEMPS !
9) Toutes les aides financières et d’autre nature seront bien évidemment acceptées.
Nous souhaitons vivement que chacun d’entre nous trouve intérêt à cette idée et la fasse sienne : SAUVER NOTRE RIVAGE et SAUVER NOS VILLES et NOS VILLAGES COTIERS pour que notre pays le TOGO sauve aussi sa superficie déjà très réduite par ses voisins !
Nous faisons appel à toutes les bonnes volontés en sachant que les idées émises ici sont perfectibles et doivent l’être, donc ne sont ni exhaustives ni « NEC PLUS ULTRA ». Nous ne sommes ni architecte, ni ingénieur, ni comptable, ni du métier. Ainsi, vous excuserez nos imperfections dans la finitude des énoncés. Nous sollicitons le concours des femmes et des hommes de métier, chacun selon sa compétence, pour monter d’ores et déjà un dossier à adresser aux ONG et autres.
Trouvons la bonne formule pour sauver notre RIVAGE ! Usons de toutes nos compétences et relations personnelles à travers le monde pour les aides et l’exécution des travaux à réaliser sur notre rivage. Mais commençons, allons de l’avant avec la ferme volonté et détermination de RÉUSSIR, afin que cette idée ne soit ni mort-née ni une symphonie inachevée. OSONS COMMENCER… !
Filles et Fils de la grande Cité Côtière : ANEHO, GOUNOUKOPÉ, AGBODRANFO et des autres villages, RÉVEILLONS-NOUS !
Qui voulez-vous qui le fasse à Notre Place ? Il n’y a pas d’autre alternative que nous-mêmes pour SAUVER notre Rivage, nos Villes, nos Villages, pour nos ancêtres, nos pères, nos mères, nos enfants et pour nous-mêmes, notre propre fierté.
Nous DEVONS RÉAGIR et AGIR ! Ensemble nous pourrons beaucoup et réussirons mieux !
« Si tous les enfants venaient par leurs mains assemblées boucher les trous de la jarre perçée, le Pays serait sauvé ! » GUEZO 1818-1858 Roi d’Abomey Dahomey. Je vous salue tous.
Ayité Julien AJAVON. Courriel : guindua@aol.com
PS : cette proposition est envoyée à sa Majesté TOGBE LAWSON VIII, dont voici les coordonnées que nous nous permettons de vous donner, espérant qu’il l’acceptera. Il est vrai qu’il dit souvent qu’il est au service du peuple. Alors nous avons confiance.
TOGBE AHUAWOTO SAVADO ZANKLI LAWSON VIII
Courriel: roilawson@yahoo.fr Téléphone: (00 228) 331 01 11 Fax : (00 228) 331 07 88 Portable : (00 228) 946 08 47
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