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PARIS -- L'ancien président français Jacques Chirac a publié dans le quotidien français "Le Monde" daté vendredi une tribune pour exprimer ses points de vue sur le financement des partis politiques dans le temps où il était maire de Paris.
L'ancien président a affirmé dans l'article qu'il a fait savoir au juge chargé de l'enquête sur les emplois fictifs à la mairie de Paris qu'il était, dès son départ de l'Elysée, disposé à répondre aux questions du juge. Il a expliqué qu'il a pris cette décision, aussi bien celle de publier la tribune pour éclairer, pour les Français également, "la question du financement de la vie politique, devenue avec le temps de plus en plus incompréhensible, notamment pour les plus jeunes de nos concitoyens".
Au tournant des années 1970, des particuliers, militants ou non, des entreprises, voire des budgets publics, contribuaient au financement des formations politiques, à la prise en charge de leurs coûts ou au financement proprement dit des campagnes par le biais de financements directs, de prise en charge de frais, de mise à disposition de personnel ou de rémunération de permanents, a-t-il affirmé.
Ce n'est qu'en 1995 que l'on est parvenu à l'interdiction de tout financement par des entreprises et à la mise en place un financement public "équitable et transparent" des partis politiques et des campagnes électorales, a-t-il noté.
C'est à cette période antérieure à la loi de janvier 1995, marquée par l'explosion des besoins et par l'inadaptation de règles parcellaires, que remontent ce que l'on a appelé les affaires de financement des partis politiques. Elles ont concerné toutes les formations, de gauche comme de droite. Au-delà des présentations caricaturales, il y a une réalité : que ce soit à gauche comme à droite, ces dossiers n'ont que très exceptionnellement porté sur des cas d'enrichissement personnel, a- t-il ajouté.
M. Chirac a été entendu en tant que "témoin assisté" jeudi par un juge chargé de l'enquête sur l'affaire des emplois fictifs du Rassemblement pour la République (RPR, créé par M. Chirac) de la mairie de Paris alors qu'il était maire de la capitale.
L'affaire des emplois fictifs de la Mairie de Paris concerne sept employés permanents du RPR, dont le salaire a été payé par la marie de Paris.
(XINHUA)
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