|
WASHINGTON/LONDRES - Les États-Unis ont félicité dimanche Mwai Kibaki, proclamé vainqueur de l'élection présidentielle de jeudi au Kenya, et ils ont lancé un appel au calme dans le pays où l'annonce de ce résultat contesté par l'opposition a provoqué des émeutes.
En revanche, à Londres, le secrétaire au Foreign Office s'est dit préoccupé par les irrégularités signalées.
Kibaki a été investi pour un second mandat de cinq ans peu après l'annonce de sa victoire, dimanche, par la commission électorale.
Mais l'opposition a annoncé son intention d'organiser lundi une contre-cérémonie d'investiture de son candidat, Raila Odinga, dans un parc public de Nairobi.
"Les Etats-Unis félicitent les vainqueurs et appellent au calme, et ils exhortent les Kenyans à se conformer aux résultats annoncés par la commission électorale. Nous soutenons la décision de la commission", a déclaré Robert McInturff, porte-parole du département d'État.
Il a réitéré la déclaration de samedi du département d'État demandant aux Kenyans de "rejeter la violence et respecter l'état de droit".
"Quels que soient les vainqueurs de cette élection, nous exhortons les Kenyans de tout l'échiquier politique à coopérer pour faire progresser la démocratie et le développement national", disait la déclaration publiée avant l'annonce des résultats.
A Londres, le secrétaire au Foreign Office, David Miliband, s'est dit préoccupé par les irrégularités dont il a été fait état au Kenya.
"Nous sommes vraiment préoccupés par les irrégularités signalées par les observateurs de l'Union européenne et par d'autres", a dit Miliband.
"Nous invitons tous les dirigeants politiques du Kenya et les institutions démocratiques à coopérer pour répondre à ces préoccupations".
L'élection était un moment charnière pour le Kenya et il importe que son résultat soit jugé honnête par les Kenyans, a ajouté Miliband.
Les violences qui ont marqué l'élection ne doivent pas se répéter, a-t-il poursuivi, invitant toutes les parties à "régler leurs différends pacifiquement par le dialogue et les procédures d'appel".
Kim Dixon à Washington et Adrian Croft à Londres, version française Nicole Dupont
(Reuters)
|