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Une vingtaine de pays africains et 500 000 personnes attendues à la marche de lundi dans la capitale sénégalaise, Dakar, vont manifester leur désaccord aux Accords de partenariat économiques (APE) régionaux proposés à l’Afrique, aux Caraïbes et au Pacifique (ACP) par l’Union européenne (UE), a confié dimanche à APA le coordonnateur de la Coalition nationale « Non aux APE », organisatrice de la marche.
M. Baïdy Agne, également président du Conseil national du patronat (CNP) du Sénégal, a indiqué lors d’un entretien qu’à défaut de marche, une déclaration sera remise aux représentations de l’UE dans les autres pays dont les chefs d’Etat ont souhaité appuyer l’initiative de Dakar.
« Dans les pays où l’on ne marchera probablement pas lundi mais qui soutiennent l’initiative sénégalaise, il est prévu de remettre aux représentations de l’UE, la déclaration de Dakar", a précise M. Agne.
Selon lui, la déclaration de Dakar est un appel lancé pour la mobilisation africaine et internationale contre ces accords, indiquant qu’en plus de la remise de la déclaration de Dakar dans les 20 pays mobilisés, il y a aura des communications toute la journée du lundi.
La déclaration de Dakar est intitulée « Appel des peuples d’Afrique à l’opinion publique européenne et internationale ».
S’agissant de la marche de Dakar, qui se fera dans le centre ville (départ à la place Washington) avant de finir devant les portes du siège de la représentation de la l’Union européenne, les organisateurs attendent « au moins » 500 000 personnes.
« C’est clair que la mobilisation sera très forte, outre les organisations affiliées, il y aura les travailleurs, et les syndicats ont annoncé qu’ils seront présents", a affirmé le coordonnateur de la Coalition.
Les organisations de la société civile, des partis politiques, des artistes et de nombreux Sénégalais ont manifesté leur soutien et ont fait savoir qu’ils seront de la partie.
"Nous espérons au moins 500 000 personnes », a-t-il pronostiqué.
Au programme de cette marche dans laquelle est annoncée la présence de grandes figures africaines dont le coordonnateur de la coalition nationale n’a pas voulu dévoiler l’identité, un arrêt sera observé en face de la présidence de la République.
Une déclaration sera lue à cette halte, M. Agne qui ne voulant pas dire si le président de la République, Abdoulaye Wade, sera ou non présent à ce moment, précisant toutefois le chef de l’Etat ne marchera pas.
Le dernier arrêt et fin de la marche sera sanctionné par la lecture d’une déclaration, selon M. Agne.
Cette initiative qui va « au-delà du travail scientifique fait pour démonter les APE » sera suivie quatre jours plus tard, le 11 janvier, à Bruxelles (Belgique) par une autre marche.
« A cette manifestation qui sera une démonstration de force en terre européenne que les préoccupations africaines sont sérieuses", affirme le coordonnateur de la coalition mise sur pied fin décembre 2007 à l’instigation du président sénégalais.
Seront également présentes des organisations de la société civile, des formations politiques africaines, diverses personnalités africaines, mais aussi des Européens qui partagent le même sentiment que l’Afrique et trouvent que les APE vont désintégrer les économies africaines »,
Les APE, rejetés par le Sénégal, devaient être signés le 31 décembre dernier, date butoir suivant l’Agenda établi par l’UE en conformité avec la charte de l’Organisationmondiale du Commerce (OMC).
APA
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