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LOME -- Les principaux bailleurs de fonds ont entrepris de renouer avec le Togo pour son redressement économique, s'engageant dans l'allègement de sa lourde dette, après des législatives "libres et transparentes" qui ont évidemment remis ce pays sur la scène internationale, ont noté des observateurs locaux.
Alors que les dettes du Togo, confronté à un sérieux problème de redressement, étaient estimées en mars 2004 à 1.109,4 milliards de francs CFA avec une dette intérieures située à 311 milliards de francs CFA en 2006, il devait à la Banque mondiale (BM) seule quelques 700 millions de dollars.
Deux mois après une mission conjointe de 11 jours au Togo qui a fait état de situation encourageante pour le redressement économique de ce pays, les Institutions de Bretton Woods ont fait un retour précipité rendant manifeste leur réengagement au renforcement de la gouvernance économique afin d'améliorer la situation économique du Togo. Marquant son come-back, la Banque mondiale a signé le 27 février avec le Togo, à Washington aux Etats-Unis, un protocole d'accord relatif à un processus d'apurement des arriérés de ce pays estimés, le 2 janvier 2008, à 138,29 millions de dollars.
Au niveau de la Banque africaine de développement (BAD), le président Donald Kaberuka, en fin de mission au Togo début mars, a réaffirmé la reprise de la coopération de son institution avec ce pays devenu enfin "éligible" à l'instrument d'appui de la BAD aux pays ayant sortant de crises ou de conflits majeurs. Pour lui, " le Togo a beaucoup reculé depuis quelques années sur le plan de tous les indicateurs socio-économiques" et, dans le cadre de la reprise de la coopération, la BAD commencera avec les actions concernant les arriérés du Togo, en passant nécessairement par une "opération sur les arriérés ".
Envers le FMI, les autorités togolaises, au terme de leur entretien février dernier à Ouagadougou avec le directeur général Dominique Strauss-Kahn, ont appelé à tenir compte des "efforts considérables" accomplis sur divers plans pour aider ce pays à sortir plus rapidement de sa situation.
"Nous avons plaidé activement pour que, aujourd'hui où le Togo est en train de déployer des efforts considérables à la fois pour stabiliser la situation sur le plan politique et institutionnelle, et surtout pour renouer avec les l'ensemble des partenaires au développement, on tienne compte de cette considération et qu'on nous aide à en sortir beaucoup plus rapidement", a dit le ministre togolais de la Coopération, du Développement et de l'Aménagement du Territoire, Gilbert Bawara.
Outre les institutions de Bretton Woods, l'Union européenne a repris sa coopération après près de 15 ans de suspension, quand l'Allemagne a fait son retour. La Chine a annulé plus d'une fois, pour aider au redressement du Togo éprouvé par une longue crise sociopolitique, les dettes de ce pays dont dix milliards de francs CFA à l'occasion de la commémoration des 35 ans de leurs relations diplomatiques.
Beijing avait déjà annulé une partie de la dette togolaise lors de la visite de Faure Gnassingbé en Chine en 2005. La Chine est présente au Togo par des appuis dans les secteurs de la santé et agricole et a accordé au Togo des prêts non remboursables ainsi que des prêts sans intérêts.
Entre autres partenaires au développement, la Banque islamique de développement (BID) a confirmé son appui " déjà approuvé " à la relance du secteur des phosphates du Togo. Cet appui est inscrit dans un ensemble de dossiers au titre de la coopération entre le Togo et la BID et qui comprennent également des projets dans le domaine des infrastructures ayant été au centre des entretiens entre les autorités togolaises et le vice-président de la BID, Amadou Boubaccar Cissé.
Au niveau du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), l'Administrateur Kemal Dervis, au terme d'une récente visite au Togo, a estimé avoir une "meilleure compréhension de la situation" de ce pays et a souligné la possible implication de son Institution "encore plus fortement" dans le développement du Togo et de l'accompagner les prochaines années.
Visiblement, les appels des autorités togolaises ont eu échos favorables pouvant soutenir le Togo qui cherche ardemment la voie de sortie de sa longue traversée de désert. Pendant ce temps, tous les partenaires au développement s'accordent sur la nécessité pour ce pays de se relancer par des mesures urgentes de bonne gouvernance et d'orthodoxie financière.
(Xinhua)
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