LOME, 13 octobre (XINHUANET) -- Depuis plusieurs
années, le reboisement est devenue affaire de toutes les espaces et de
tous les temps au Togo. On n'attend pas la date du 1er juin, journée
nationale de l'arbre, pour mettre un plant en terre.
Les organisations non-gouvernementales locales se
sont montrées très actives en la matière au cours de ces cinq dernières
années, consciente de la dégradation avancée du paysage forestier. Elles
ont ainsi initié plusieurs projets de reboisement en plein et
d'agroforesterie. Dans le même temps, elles ont entrepris à
l'endroit des populations des campagnes de sensibilisation sur la
sauvegarde des "réserves forestières" classées par les autorités
publiques.
En illustration de cet engagement pour la protection
de l'environnement, on peut mentionner, en raison de leur intérêt,
et de leur taille, les projet de l'Association pour la Promotion de
l'Agro-forestière (APAF). Opérationnelle depuis 13 ans, l'APAF
met actuellement en oeuvre des projets de foresterie communautaire ou
privée et d'agroforesterie dans 120 villages dans le sud-ouest de la
Région des Plateaux. Dans chaque village, au moins une forêt privée ou
communautaire d'un ou plusieurs hectares a été mise en place, entre 2001
et 2004.
Pour ce qui est du volet sensibilisation, les ONG,
se heurtent parfois à la résistance et à l'indifférence de certaines
populations qui continuent de surexploiter les ressources
forestières, de pratiquer des feux de brousse et de mener
d'autres activités destructrices de la flore. par exemple, des populations
riveraines des forêts classées n'ésitent pas à couper les arbres de
ces domaines publics pour s'en servir comme bois d'oeuvre, bois de chauffe
ou pour la fabrication du charbon de bois. Ces genres de comportements
sont observés dans les zones où les populations ne se sont pas encore
rendu compte des dangers environnementaux qu'elle courent.
L'administration forestière qui utilise parfois des
moyens énergiques et coercitifs contre les auteurs de cette exploitation
illégale et anarchique du bois, reste toujours défiées par des
récidivistes. Cet état de chose oblige à mettre un accent sur la
sensibilisation. Pour ce faire, les ONG doivent intensifier leurs
campagnes de conscientisation, de même que leurs activités de
reforestation, afin d'amener toutes les populations, même les
plus réticentes et hostiles, à adhérer pleinement à la restauration du
paysage forestier dont dépent leurs propres survie, très menacéee. La
triste preuve de cette memace étant la disparition de certaines essences
forestières, la chute du régime pluviométrique et le tarissement des
sources d'eau.
L'engagement des ONG doit être encouragé par des
financements et pour avoir accès à des fonds importants, ces organisations
doivent se constituer en un réseau fort qui, à travers une stratégie
commune d'action, peut inspirer confiance aux grands financier. Fin