Sur les droits des femmes en Afrique
- Publie 02/11/05
Paris, France, 11/01 - L`organisation internationale de défense des droits de l`Homme, Amnesty international (AI) a salué lundi, l`entrée en vigueur du Protocole relatif aux droits des femmes en Afrique, a appris la PANA, de source officielle à Paris.
Selon AI, cet acte constitue une avancée dans le combat contre la discrimination et une étape importante dans la lutte pour la promotion et le respect des droits des femmes en Afrique.
L`entrée en vigueur du Protocole sur les droits des femmes en Afrique, qui sera effective le 25 novembre prochain, est rendue possible grâce au Togo qui a été le quinzième pays ayant ratifié le document le 26 octobre dernier.
L`organisation a appelé, dans un communiqué publié lundi à Paris, tous les Etats africains, qui ne l`ont pas encore fait, de ratifier le texte dans les plus brefs délais et sans aucune réserve.
"Offrant un cadre exhaustif pour la promotion et la protection des droits fondamentaux des femmes, le Protocole vient combler une lacune importante dans le système régional de défense des droits humains", a indiqué AI.
Le Protocole additionnel à la Charte africaine des droits de l`Homme et des peuples, relatif aux droits des femmes a été adopté le 11 juillet 2003 à Maputo au Mozambique par la Conférence des chefs d`Etat et de gouvernement de l`Union africaine lors de sa deuxième session.
Le nouvel instrument reconnaît et garantit aux femmes un large éventail de droits civils et politiques et de droits économiques, sociaux et culturels parmi lesquels figurent le droit à la vie, à l`intégrité et à la sécurité de la personne, la protection contre des pratiques traditionnelles néfastes, l`interdiction de la discrimination et la protection des femmes lors des conflits armés.
Il garantit également à toute femme le droit au respect de sa personne et au libre développement de sa personnalité, l`interdiction de toute exploitation ou de tout traitement dégradant, l`accès à la justice et l`égale protection devant la loi, ainsi que la participation au processus politique et à la prise de décision.
Il protège aussi le droit des femmes à la santé, leurs droits en matière de procréation, leur droit à la sécurité alimentaire et leur droit à un logement adéquat.
La mise en oeuvre du nouvel instrument se fera sous la surveillance de la Commission africaine des droits de l`Homme et des peuples (CADHP), chargée de contrôler le respect par les Etats de leurs engagements à la Charte africaine, en attendant l`établissement de la Cour africaine des droits de l`homme et des peuples.
Les Etats, qui ont ratifié le Protocole, se sont engagés à faire part, dans leurs rapports périodiques à la Commission africaine, des dispositions législatives pour permettre la pleine réalisation des droits reconnus dans le Protocole.
Les 15 Etats qui ont ratifié le Protocole au 26 octobre 2005 sont: l`Afrique du Sud, le Bénin, le Cap-Vert, les Comores, Djibouti, la Gambie, le Lesotho, la Libye, le Malawi, le Mali, la Namibie, le Nigeria, le Rwanda, le Sénégal et le Togo.
Angolapress
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