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Communication : opération de séduction à Lomé - 08/11/05
Les participants aux 37emes assises de la presse francophone ont découvert un programme annexe plus alléchant.
Edem Kodjo n'a rien perdu de son élégance et de son raffinement. Devant les 200 participants aux 37e assises de la presse francophone avec qui le Premier ministre togolais a accepté d'échanger sur le renouveau de son pays, qui expérimente, à sa manière, les vertus de la "démocratie apaisée". "Cela fait des semaines que les cultivateurs attendent la pluie. Il a fallu que vous arriviez pour qu'elle tombe deux fois en deux nuits. J'ai presque envie de vous demander de rester un peu plus ", a-t-il déclaré.
En fait, si les travaux de ses assises, construits autour du thème "pluralisme et déontologie : liberté et responsabilité des journalistes" se déroulent sans gros problème, c'est finalement autour des activités annexes que les responsables du Togo ont voulu vendre l'image du pays. Faure Gnassingbé, le président de la République, s'est ainsi déplacé en personne pour la cérémonie d'ouverture, demandant aux participants de "mesurer le chemin parcouru par notre pays (...) de parcourir les villes et villages afin d'en apprécier les réalités culturelles et politiques, pour y découvrir des réalités qui ne seront pas celles souvent déformées peintes sur notre pays".
Lors de l'escapade joyeuse à Kara, ville de naissance de Gnassingbe Eyadema, les journalistes du monde francophone on pu oublier, le temps de quelques heures, qu'ils s'étaient déplacés pour discuter de préoccupations certes traditionnelles (défense de la liberté de communication partout où elle est mise en cause, amélioration de la formation des journalistes à l'épreuve de la mondialisation et des bouleversements technologiques), mais aussi de réalités plus spécifiques en rapport avec la prise de conscience déontologique et responsabilité d'une profession confrontée aux contraintes de l'abondance, de la rapidité, de la brièveté de l'information.
Mais même sur ce terrain, ni le Pm, ni le président du Togo n'ont pas voulu être absents. Et c'est encore Faure Gnassingbe qui, dans son discours d'ouverture, a demandé que "les médias soient au service du peuple pour aider à la promotion de l'homme dans nos jeunes sociétés en pleine mutation" ; rappelant surtout que, dans le cas togolais, l'option a été prise d'une "liberté de la presse totale consacrée par un code de la presse très libéral", même s'il reste convaincu "qu'il n'est pas de liberté détachée de la compétence et de la responsabilité."
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