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Des propos de Georges Gros dénoncés par les journalistes - 10/11/05
Les organisations de journalistes du Togo se sont élevées mardi contre des propos tenus par Georges Gros, secrétaire général de l'Union internationale de la presse francophone (UPF), sur l'agression contre Jean-baptiste Dzilan, alias Dimas Dzikodo, en marge des assises de l'institution à Lomé.
Ces organisations rapportent que M. Gros, s'exprimant mardi matin sur les antennes de la radio britannique BBC, a déclaré en substance : "en ce qui concerne le journaliste togolais, (...) on a fait grand bruit. Mais moi, qui suis journaliste, j'attends d'avoir d'autres preuves. Je ne suis pas très satisfait des preuves que l'on m'a données parce que s'il y avait une dizaine de personnes qui s'abattent sur un individu, je ne comprends pas comment il arrive à s'en sortir si vite ou alors il est très fort".
Selon une déclaration signée par quatre organisations de journalistes togolais, à savoir l'Union des journalistes indépendants du Togo (UJIT), l'Union des radios et télévisions libres (URATEL), l'Organisation des éditeurs de la presse privée (OREPI) et l'Observatoire togolais des médias (OTM), M. Gros doute, par cette déclaration, de la véracité des faits sur l'agression commise contre Dimas Dzikodo le 09 octobre dernier à Lomé.
Pour ces organisations, les propos du secrétaire général de l'Union de la presse francophone "manquent de courtoisie, de confraternité et de décence à l'égard de la presse et du pays hôte".
S'indignant de cette appréciation avant les conclusions de l'enquête diligentée par le gouvernement togolais en cours, elles "exigent" des excuses de M. Georges Gros à la victime et à toute la presse togolaise.
On rappelle que Jean-Baptiste Dzilan, alias Dzikodo, directeur de publication du bi-hebdomadaire "Forum de la semaine" avait été attaqué le 09 octobre dernier par une dizaine de personnes qui ont aspergé son visage de gaz lacrymogène, l'ont roué de coups et ont tenté de lui faire avaler un produit inconnu.
Selon la victime, toujours soigné à l'hôpital pour des blessures sur le corps et dans la bouche, les agresseurs ont laissé sur les lieux du forfait un pistolet et des balles.
Panapress
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