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Le boom du portable - Publie 21/11/05
TOGO -
Depuis que les prix des téléphones portables sont passés du demi million de FCFA à 50.000 ou 100.000 FCFA, le cellulaire s'est démocratisé, a rapporté mardi le site web de la présidence togolaise (republicoftogo.com).
Il est devenu un véritable outil de travail au Togo, affirme Louis Atikpo, le chef de service vente de Télécel-Togo.
Démarrée en 1998 par Togo Cellulaire, une société publique dont le capital est détenu à cent pour cent par Togo Telecom, la téléphonie mobile n'est plus synonyme de snobisme, affirment les spécialistes du secteur.
Deux opérateurs se partagent le marché: Togo Cellulaire et Telecel-Togo. Le premier, selon un document publié en mars dernier, compte 130.000 abonnés contre 30.000 pour Telecel.
Les deux sociétés se livrent une rude concurrence sur un marché très porteur où tout le monde veut avoir son portable et être joint partout et à tout instant. Elles étendent leurs réseaux un peu partout sur le territoire national. Togo Cellulaire affirme que son réseau couvre 85% de la population, 65% du territoire, plus de 98 pour cent du littoral et 85% du réseau routier. A Télécel, on annonce une couverture de 70% du territoire avec la précision que l'utilisateur du produit Telecel peut être joint de Lomé, la capitale, à Cinkasé, frontière nord avec le Burkina Faso.
Le tarif d'abonnement qui était de 19.900 FCFA (carte SIM et une communication comprise entre 2.500F et 3.000 F) a baissé. Il coûte désormais 15.000 FCFA et en période de fête, un tarif promotionnel de 10.000 FCFA est pratiqué par les deux opérateurs. Le coût de la communication par minute a baissé de 10% chez Telecel, passant de 153 à 146 F, affirme son chef des ventes.
Chez Togocel, le tarif est presque le même et ce que détestent le plus les utilisateurs, c'est le coût trop élevé des appels entre les deux réseaux. Un appel Togocel à Telecel et vice-versa d'une durée d'une minute coûte près de 300 FCFA, alors qu'entre des abonnés du même réseau, c'est la moitié du tarif.
Dans la plupart des quartiers nord-est et nord-ouest de Lomé où des populations souffrent un peu du manque d'installation du téléphone fixe, plusieurs chefs de famille achètent des portables qu'ils laissent à la disposition de leurs femmes et enfants, un " portable familial", afin qu'ils puissent les joindre à tout moment. Ceux qui exercent des professions libérales tels qu'avocats, médecins, commerçants, journalistes et même des ouvriers et des revendeuses utilisent leurs portables pour faire des affaires.
par XINHUA
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