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UNE TOGOLAISE ARRETEE POUR TRAFFIC D'ENFANTS A COTONOU - 02/12/05
Le Bénin n'est pas encore épargné du phénomène du trafic d'enfants malgré la grande artillerie mise en oeuvre par les autorités gouvernementales pour réprimer le mal.
Dans la nuit du samedi 26 au dimanche 27 novembre derniers, une jeune dame, âgée de 45 ans environ vient encore de s'adonner à cette mauvaise pratique. Elle a été surprise en flagrant délit par un groupe de zémidjan qui l'avait trouvée suspecte, car en compagnie de plusieurs enfants mineurs. Elle a été du coup conduite à la sûreté urbaine de Cotonou par ces conducteurs de taxi moto communément appelés zémidjan C'était à Wlacodji, un quartier de Cotonou dans le département du Littoral. Originaire de Vogan à Lomé, République du Togo, cette dame a été arrêtée grâce à la promptitude du Groupe de réflexion, d'action et de développement des Zémidjan de Cotonou (Gradez-Cotonou) qui a vite fait d'alerter les agents de la sûreté urbaine sise à Ganhi. Elle séjourne actuellement au commissariat de police de Tokplégbé, mitoyenne à la brigade des mineurs.
L'inspecteur de police Gaston Gandonou entend mener des enquêtes pour récupérer et auditionner les mineurs, objet de ce trafic. Selon les propos recueillis à la brigade des mineurs hier, cette jeune dame originaire du Togo serait le Chef d'un vaste réseau de trafic d'enfants. De source digne de foi, cette dernière n'est pas à son premier coup d'essai. Elle serait spécialisée dans cette activité depuis des années et avec la complicité de certaines Béninoises, elle aurait placé beaucoup d'enfants dans des foyers à Cotonou et environs. La plupart de ces enfants mineurs viennent du Togo et du Ghana. Le cas pour lequel elle est appréhendée est celui de deux mineurs togolais qu'elle est venue placer dans un foyer à Cotonou. Selon les indiscrétions, elle vient percevoir mensuellement dans les familles où travaillent ces enfants de l'argent représentant les frais de prestation de ces mineurs. Le président du « Gradez-Cotonou », Sosthène Amouzou, témoin oculaire de ce drame a confié que cette dame était recherchée à cause de cette activité depuis des mois par son association, raison pour laquelle, elle rentre toujours au Bénin dans la nuit profonde. Toujours, selon ses propos, elle travaille de connivence avec une autre dame résidant à Cocotomey au Bénin. Et, c'est la Béninoise, qui va collecter les fonds au moment où la Togolaise est absente. Informée de l'arrestation de son acolyte, la dame béninoise a pris la clé des champs.
allafrica
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